Pourquoi le sucre appelle le sucre
Beaucoup de personnes se reprochent un « manque de volonté » face au sucre. La réalité est d'abord biologique, et la comprendre change tout.
Un environnement devenu très sucré
En quelques décennies, notre alimentation a profondément changé. Avec l'essor des produits industriels et ultratransformés, les glucides se sont glissés partout, y compris dans des aliments qu'on ne soupçonne pas : plats préparés, sauces, pains industriels, boissons. Résultat, un adulte consomme aujourd'hui, tous glucides confondus, un apport souvent estimé autour de 200 à 250 g par jour, bien au-delà de ce dont le corps a besoin. Ce n'est pas un manque de volonté individuel : c'est un environnement qui pousse, en permanence, vers le sucre.
Les pics et les chutes de glycémie
Quand on mange un aliment très sucré, la glycémie, c'est-à-dire le taux de sucre (le glucose) dans le sang, monte vite. Le corps réagit alors en la faisant redescendre grâce à une hormone, l'insuline. Mais pour faire baisser ce sucre, il le met en réserve, et l'excédent est stocké sous forme de graisse : c'est ainsi que l'on prend du poids. Pire, tant que l'insuline reste élevée, le corps ne peut plus puiser dans ses réserves de graisse pour produire de l'énergie. On se retrouve donc fatigué, en manque d'énergie, avec une nouvelle envie de sucre pour compenser. Et la boucle recommence.
D'un cercle à l'autre : avec moins de pics de sucre, l'équilibre peut basculer dans le bon sens.
Faim réelle ou envie ?
Une grande partie du travail consiste à réapprendre à distinguer deux choses que l'on confond souvent : la faim réelle, celle du corps qui a besoin d'énergie, et l'envie, qui répond à une émotion, à une habitude, à un moment de la journée ou à une contrariété. Ce ne sont pas les mêmes, et elles n'appellent pas la même réponse.
Apprendre à les reconnaître ne se fait pas en une fois. C'est un des apprentissages que l'accompagnement avec votre conseiller rend possible, doucement, sans culpabilité.
Le rôle des encas et des collations
Contre les fringales, la réponse n'est pas de se priver davantage, au contraire. Des encas et des collations bien choisis, prévus dans le cadre, jouent un rôle précis : ils sont prévus pour aider à éviter les chutes d'énergie qui déclenchent souvent les envies de sucre, et à couper le cycle des pics et des creux avant qu'il ne s'installe. Manger au bon moment quelque chose d'adapté protège mieux des compulsions que de tenir le ventre vide jusqu'à craquer.
Le plaisir n'est pas l'ennemi
Contrairement à beaucoup d'approches, KétoProgress ne cherche pas à supprimer le plaisir. Le plaisir de manger a une vraie place, et il est même un appui : une envie à laquelle on répond par un plaisir choisi, dans le cadre, ne se transforme pas en perte de contrôle. C'est l'interdiction totale qui finit par céder, pas le plaisir assumé.